Pour un cabinet, la réforme n'est pas un projet unique mais autant de projets que de clients. La clé pour ne pas se laisser submerger : segmenter son portefeuille et prioriser.
Urgents ou non urgents ?
Une première distinction s'impose :
- les clients urgents : ceux dont la transition est prioritaire, en raison de leur taille ou de leur secteur ;
- les clients non urgents : ceux dont la transition peut être planifiée à moyen terme, selon la date d'entrée en vigueur les concernant.
Les critères de sensibilité
Pour segmenter finement, plusieurs familles de critères sont utiles.
Sensibilité et calendrier
- code APE (sensibilité sectorielle) ;
- assujettissement à la TVA ;
- chiffre d'affaires et taille (GE/ETI/PME/TPE) ;
- niveau de conformité actuel des mentions obligatoires.
Sensibilité « numérique »
- utilisation d'un logiciel de facturation, d'une caisse informatisée ;
- dispositif de récupération bancaire, d'archivage (SAE) ;
- niveau de maturité digitale.
Sensibilité « e-reporting et e-invoicing »
- volumes de factures émises et reçues par an ;
- existence de ventes/achats B2B domestiques, B2B internationaux, B2C ;
- nombre de clients et de fournisseurs.
De la contrainte à l'offre de services
Cette segmentation ne sert pas qu'à planifier : elle révèle des opportunités de missions. Accompagnement à la conformité, audit des flux, choix des solutions, conseil… La réforme élargit naturellement l'offre du cabinet.
À retenir : bien segmenté, le portefeuille se transforme en feuille de route commerciale autant qu'opérationnelle.
Un cabinet organisé en mode projet
Piloter des dizaines de transitions suppose une organisation adaptée : outils de suivi, référents, montée en compétences des équipes. C'est aussi cela, faire de la réforme un levier de croissance.
Vous êtes un cabinet et souhaitez structurer votre démarche ? Échangeons.
